Vers l’amour intégral

On parle d’amour sous toutes ses formes et à toutes les sauces. C’est le sujet par excellence, ce subtil héros qui se cache dans les bois de notre inconscience, de notre ignorance. Amour à la fois sexuel, filial, fraternel, familial, spirituel. Décliné dans toutes les couleurs du spectre de la lumière,  il continue à s’amuser de nous et à se colorer de ses diverses conceptions sous l’égide de connaissances, de définitions, de formules, de dogmes  de paroles sans fin, plus vaines les unes que les autres à nous faire saisir ce qu’il est en réalité. Et dans le ciel, ce petit sacripant de Cupidon, continue de s’amuser à lancer ses flèches, illusions réflexives du Programme en variation mineure.

Pour l’accord majeur, il faudra passer et repasser par ces variations déclinées, à ce que l’on pourrait croire, à l’infini et auto-satisfaites de se croire intelligentes mais il viendra un temps où on les effacera de notre psyché, las de ce mystère incompréhensible et insaisissable.

Mystère ou fumisterie, à chacun de faire son choix.

Qu’on le considère conditionnel ou inconditionnel, parfait ou plus que parfait, présent, futur ou subjectif, il n’en demeure pas moins qu’aucun de ces qualificatifs ne portent en lui la vertu du savoir.

L’amour ne se parle pas, ne se définit pas, n’est ni rose, ni rouge, ni incroyable, ni souffrant.

Toutes ces croyances sont des balivernes juste assez intéressantes pour tromper un auditoire avide de sensations fortes.

Exit les hormones qui s’enflamment pour mieux s’éteindre, exit les relations sexuelles qui nous font grimper aux rideaux à défaut de grimper au ciel, exit la pureté de cette mélasse onctueuse qui a tourné à l’aigre faute à l’autre, exit les grands discours sur la puissance de l’amour afin d’asservir des masses affamées de se goinfrer à la main du maître, du guide, de celui qui n’a pas assez de force pour s’aimer par lui-même et de lui-même.

Entrons plutôt dans une ère où progressivement, nous casserons les miroirs de mensonge, de malheur, de souffrance et d’incompréhension avec l’exigence de se relever à soi, de nettoyer toutes ces formes-pensées qui nous polluent depuis si longtemps.

Sans que cela soit un choix. Jamais. Il ne suffit plus de vouloir pour pouvoir.

Non, cet amour-là ne se pointe pas sous une forme. Il arrive avec une violence qui fait pâlir de jalousie le chien des Enfers. Il nous met à sang, ruine nos espoirs comme autant de vents contraires. Il se nimbe de solitude, de glace et de folie. Il détruit chacune de nos certitudes et nous emmène de gré ou de force vers les monstres cachés dans le placard. Il fait resurgir les démons les plus intimes, alliés de l’âme afin de les brûler, de les anéantir sous un feu allumé par la conscience de notre esprit.

Ce feu, la lumière qui descend sans aucune coloration aucune, vide et pleine, froide et chaude, celle qui est au-delà des complémentaires, impossible à définir, transforme progressivement chacune de nos structures sur tous les plans de la conscience et devient information instantanée, créatrice et vibrante. L’extérieur n’est plus nécessaire pour valider cette puissance à laquelle nous aspirons tous puisqu’elle est intégrale et ne dépend donc plus de ce qui se trouve en amont ou en aval de nous. La lumière de l’esprit originel est le savoir par lequel nous devrons tous passer afin d’évoluer vers un autre plan de conscience qui ne se vivra plus dans la complémentarité des opposés mais qui, par sa nature fera vibrer le cœur de l’humanité à une hauteur et une profondeur encore inimaginables pour notre plan de réalité actuel. De cette fusion, naîtront de nouveaux principes créateurs, réalisés grâce à notre propre alliance interne.

De cette fusion naîtront les nouveaux êtres humains et, c’est seulement à partir de là, que l’on pourra peut-être commencer à chuchoter que l’âge d’Homo sapiens est arrivé.

2 commentaires sur « Vers l’amour intégral »

  1. J’opte aussi pour la grille de lecture « fumisterie » . Mon correcteur propose Filouterie (essayez pas de minimiser les gars) : vu l’ampleur des dégâts, le mot est un bien trop faible! Bien décodé, bravo !

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