les lignes de temps

Considérer un événement, une action, un fait, une rencontre dépendent toujours de la perspective dans laquelle on se trouve à ce moment-là. Rien de ce qui nous arrive ne peut être vu de manière complètement objective puisqu’il nous est encore impossible d’en saisir tous les tenants et les aboutissants. Peu importe où l’on se trouve, beaucoup d’éléments de savoir nous échappent encore.

On peut concevoir les événements de manière linéaire et y voir une évolution ascendante. Observons l’histoire et de nombreux exemples viendront illustrer ce point de vue. Dans la même optique, l’on peut remarquer l’existence de cycles. Là, également, pléthore d’exemples à notre disposition.

Que l’on considère l’histoire sous l’angle de la linéarité ou de la cyclicité, il n’empêche qu’il semble manquer un petit quelque chose, une intuition qui a le don de filer entre les doigts mais qui laisse dans le terreau ambiant une trace fugace. Ce chatouillement de conscience prend naissance lorsque l’on observe les informations qui sont mises sous notre nez.

Le dernier en date a été le visionnage d’un reportage qui parlait des femmes à des époques reculées comme le Paléolithique. Beaucoup de croyances sont en train de tomber à ce sujet et c’est à se demander si le passé n’est pas en train de se transmuter également. Soyons prudents… En effet, des recherches récentes ont démontré que la hiérarchisation des sexes n’est intervenue qu’au cours du Néolithique. Avant cela, les hommes et les femmes accomplissaient ensemble des tâches comme la chasse et étaient aussi, si ce n’est intégralement les artistes qui ont réalisé les fresques somptueuses retrouvées dans les grottes.

Qui aurait imaginé cela il y a seulement 40 ans ? Certainement pas les archéologues qui croyaient mordicus que toutes les tombes découvertes, indiquant grâce aux preuves matérielles un haut statut social, ne pouvaient être que la dernière demeure d’un homme.

Alors quand le monde de l’archéologie commence à revoir son appréciation du passé, on peut douter soit du sérieux des recherches soumises à trop d’interprétations nébuleuses et qui servent à asseoir un certain type de domination ou alors l’on peut envisager que la vision du passé est dépendante de la conscience qui l’étudie. Plus simplement, aujourd’hui au moment où les femmes se retrouvent de plus en plus à des postes occupés auparavant par une majorité d’hommes, ces dernières apportent des éléments qui ont pour vertu de changer soit notre vision du passé ou soit notre passé.

En tous les cas, la lecture que l’on en fait se modifie au gré de la conscience qui l’observe.Et cela est valable pour tous les aspects de la vie, qu’elle se situe à un niveau collectif ou individuel.

On est encore dépendant de notre vision.

Dès lors, plutôt que de croire à certains aspects que ma vision n’arrive pas à embrasser pour le moment ou peut-être jamais, je préfère garder ma piste, mon flow de conscience et partir de là plutôt que d’enlacer des notions, des vibrations qui ne m’appartiennent pas et qui créent un tsunami de questionnements stériles.

En lieu et place de double, d’ajusteur de pensée, j’aime la vision d’une connexion directe entre ma partie terrestre et mon esprit. Pourquoi ? Tout simplement parce que je me sens dans le flow, je suis sur ma vague et j’oublie totalement de me comparer à celui qui surfe à côté. Je surfe comme je crée. Et si je me trompe, si je tombe, ce n’est pas grave. Je remonte et je continue avec un savoir amélioré.

Du coup, je ne m’attarde pas vers les diseurs de futur, qu’il soit apocalyptique ou résolument paradisiaque. Je me contente simplement de suivre mon intuition et de savoir que je choisis d’incarner un avenir dans lequel ma conscience, là où elle en est, continue et continuera à estomper puis effacer les lignes de temps désormais obsolètes.

En lieu et place d’un mystère à découvrir, je suis la trace et celle qui trace.

De ce passé et de ce futur, l’on ne parle plus d’esprit ou d’ego car les deux ont eu l’intelligence d’échanger, de mettre en commun une énergie afin de créer une onde qui les aura totalement dissous d’une identité virtuelle.

2 commentaires sur « les lignes de temps »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :