Mis en avant

Présentation du blog

Bienvenue sur « Le feu de l’esprit », blog dédié à l’étude de la conscience supramentale. Ici point de ronflonflon dogmatique sur les aspects de cette conscience dont les principes théoriques ont déjà été traités mais plutôt un éventail de sujets reliés pour la plupart à la vie quotidienne et qui seront abordés sous le feu de cette conscience. Dans ce blog, le supramental nous servira de base de travail mais ne constituera en aucun cas une finalité. C’est un début, tout simplement. Ici, point de vérité à défendre, juste quelques pistes proposées selon la sensibilité et l’expérience qui animent son auteur. A chacun d’utiliser son propre discernement à la lecture des textes qui seront proposés. En vous souhaitant de belles aventures dans mon univers.

Isabelle

Invincible

Je tombe. Depuis tant d’années. Tombée de haut, tombée bien bas.  Bien tombée, mal tombée. Sans plus espérer qu’à force de chutes, je finirai par apercevoir ma tombe.  On dirait pourtant qu’elle ne veut pas encore de moi.

Alors, je choisis la chute libre, la voltige, tout ce qui m’éloignera pendant quelques instants de la gravité. C’est une affaire sérieuse la vie ! Ah oui, cette vie dont on s’estime le maître, le roi incontesté. Aussi glorieux puisse être le trône de notre vie, on n’est jamais assis que sur son cul !

Tombée sur la tête et fêlée. Tiens, tiens en voilà encore une qui va nous la raconter sa jolie petite histoire. Non, je la laisse en gage chez le marchand de rêves. Peu importent les événements qui nous mettent à mal, souvent à rude épreuve. Indicible souffrance qu’il faut contenir sous peine de mort psychique.

S’en vient l’époque de l’ère supramentale, très à la mode. Et comme dans toute mode, on a ses créateurs de haute couture qui mènent le bal sur les catwalks du web. On y trouve aussi le prêt à-porter. De très chics créations inspirées. Nous aimons nos influenceurs au point que, ravis de leurs dernières créations, nous les célébrons en un tonnerre d’applaudissements.

Toutefois, une fois, les réjouissances terminées, nous nous en retournons à notre vie et nous nous taisons. Tout a été dit. Et cette saleté de petite voix qui chuchote : « Tu ne leur arrives pas à la cheville. Tu es ridicule ».

Oui, j’ai voulu, ces dernières semaines, fermer mon blog ainsi que ma chaîne Youtube parce que j’ai cru, en cette période exigeante, que je n’avais pas le niveau. Puis, j’ai rejeté de toutes mes forces ces robes plus belles les unes que les autres. Je n’en voulais pas.  Elles étaient trop serrées. Pouvoir du collectif et formatage.

Tombée dans le piège ! J’avais perdu ma vibration et j’ai frisé la grosse crise de décompensation… Bref, après avoir traversé toute cette chienlit interne, j’ai finalement réussi à entrevoir à nouveau le soleil. Pas celui des autres, qui certes est magnifique, mais le mien.

Avec ce rappel que je souhaite partager aujourd’hui : quels que soient les événements qui traversent nos chairs, transpercent notre ego et semblent irrémédiablement nous détruire, il demeure une seule et unique chose à nos côtés : notre esprit.

Chaque esprit a son propre câblage et vouloir réduire la vibration supramentale à une science déjà définie dans sa forme (même si c’est nécessaire à un certain moment) c’est revenir à des siècles d’impérialisme involutif.

Je ne comprends rien, vibratoirement parlant, à certains éléments  du supramental, déclamés, répétés, lénifiants. C’est un savoir qui, la plupart du temps, m’est étranger.

Par contre, je comprends de plus en plus mon esprit et le feu de son soleil. Je n’ai pas envie de fusionner avec lui puisqu’il est là. Je ne communique pas avec lui, je suis lui. De même que je ne me pense pas fusionnée ou arrivée à un certain niveau. Je m’en fous !!!! Ce n’est pas mon savoir. Et je perçois, de plus en plus clairement à présent, ce que ces dernières semaines ont eu à me dire.

Alors, comme le chante la sublime Alicia Keys, I keep on fallin… dans les profondeurs et les hauteurs de mon alliance car je sais que j’ai des ailes pour voler, des pattes pour atterrir et une voix pour chanter mon invincible présence.

La valeur de l’échec

L’esprit passe parfois par une niaiserie hollywoodienne pour laisser entrevoir la lumière cinglante de son intelligence. Ce fut le cas lors d’un récent visionnage débile à souhait mais supposé détendre mon cerveau surchargé. L’esprit choisit souvent l’ego au point mort ou passif pour faire son business.

Quelle ne fut pas ma surprise d’intégrer à ce moment-là le principe de la valeur de l’échec.

Un énième film mettant en scène un héros qui allait se retrouver, non sans quelque surprise, affublé de pouvoirs comme celui de maitriser les éléments et celui de ramener les morts à la vie. Un antéchrist aux attributs christiques.

Le pouvoir ! Nous en sommes friands et il suffit de regarder tout autour de nous pour voir à quel point ses diableries angéliques nous séduisent !

Reprogrammer ses cellules ! Attirer l’argent, l’amour, la santé en 25 leçons !  Guérir du cancer grâce au jeûne ! Gagner 15 000 francs par mois en restant à la maison et en boostant son réseau via le marketing digital ! Reprogrammer son cerveau en 18 minutes !  Séance d’hypnose pour attirer l’homme ou la femme de sa vie !  Et j’en passe et j’en passe !

Le problème qui se pose n’est pas tant de savoir si ces outils fonctionnent ou pas. Pour certains, ils sont un miracle. Pour d’autres une escroquerie dans laquelle des centaines, voire des milliers de francs ont été dépensés en séances, en thérapies, en stages.

Non, le problème, c’est le désir d’accéder au pouvoir dicté par l’environnement ambiant. Et si l’on ne gravit pas les échelons de la réussite sociale, on est exclus du cénacle des élus.

Comment dans ces cas-là ne pas céder aux sirènes de l’échec, séductrices magnétiques qui vont nous pousser à l’incompréhension, la perte totale de repères, la dépression, la folie et le suicide.

A force d’échecs à tous les niveaux de notre vie, c’est bien ce qui nous attend à moins que l’on ait la capacité de dépasser toutes ces impressions car dans le fond, on sait que l’on ne nous a pas tout révélé. On sait que toutes ces réussites, c’est de la bullshit juste bonne à donner un orgasme à l’âme et, qu’une fois passé, on en veut encore !

L’échec, dans sa puissance destructrice, détient les clés pour nous mettre à genoux devant les forces qui s’acharnent, croit-on, à nous réduire en charpie. L’échec a la puissance de nous faire voir le réel au travers des événements qui nous sont imposés.

Pourquoi ? Parce que c’est le plus sûr moyen de nous remettre en selle sur les chevaux de l’esprit. Parce que la puissance, ce n’est pas être millionnaire, échapper à la maladie à coups de régimes et de sport,  se faire refaire la façade ou les seins pour rester concurrentiel, rencontrer l’amour de sa vie et pouvoir péter dans des draps en satin ! Ce n’est pas obtenir tout ce que l’on désire parce que l’on a soi-disant compris les lois de l’univers.

Cela suffit !!!!! Marre des arnaqueurs !!! Non pas que le contraire soit désirable non plus !!!!

Plutôt que de désirs, exiger de l’esprit que nos besoins soient  respectés !!! Et on est souvent loin de s’imaginer ce dont on a besoin, âme et ego obligent.

La puissance, c’est la capacité à contenir tous les événements surtout ceux malheureux qui ne manqueront pas de jalonner notre vie. Et si l’on envie son voisin car il a la dernière voiture à la mode ou une poupée de 25 ans plus jeune que lui à ses bras, sachons que cela n’est pas notre affaire.

Notre affaire, c’est notre plan de vie et la possibilité de dépasser tous les événements difficiles, douloureux, traumatiques tout en sachant ce qui se joue.

On nous vend de la facilité tous les jours !  Alors, c’est sûr que la vibration supramentale, ce n’est pas sexy du tout. C’est plutôt une série de tests où l’on va examiner notre endurance, notre volonté à continuer quoiqu’il en soit,  notre intelligence dans notre rapport à la vie et le respect, l’amour réel que l’on se porte quelles que soient les circonstances.

C’est cela la puissance. Et rien, aucun résultat extérieur ne sera ni promis ni conquis. Ici, on a jeté tout l’attirail psycho-magico-spirituel pour se révéler à son identité primale et ultime.

La vie est une initiation. Depuis le premier souffle jusqu’au dernier.

Par conséquent, voir sa vie en termes de puissance réelle jette les écueils de l’échec comme ceux de la réussite aux oubliettes et offre une opportunité extraordinaire d’évolution qui fera vibrer l’être au diapason de la vie, une vie d’athlète aux mille victoires !

De Neandertal au supramental

J’aime l’histoire des premiers hommes et j’ai une affection toute particulière pour l’homme de Neandertal. Depuis toujours. Sans savoir pourquoi. Aujourd’hui, je comprends mieux cet intérêt étayé par les récentes découvertes archéologiques sur cette espèce disparue.

En effet, on découvre toute une série d’éléments qui font de Neandertal une espèce résolument extraordinaire. Coupable de délit de sale gueule, on lui a collé une image de gros phallocrate affublé d’un gourdin et tirant sa femelle par les cheveux. Tiens, l’évolutionnisme et Sapiens sont  passés par là.

Cependant, il serait bon de rappeler les atouts qui règnent chez cette espèce.   En effet, l’on n’a pas retrouvé de site où Neandertal s’entretue, aucune trace d’activité guerrière. Des tabous étaient mis en place concernant le meurtre, les armes et même la mise à mort de certains animaux. Les femelles portantes n’étaient pas tuées. Neandertal était un nomade pacifique doté d’une puissance physique remarquable et qui prélevait sur la nature ce dont il avait besoin. On ne peut pas en dire autant de Sapiens.

Une chose est claire : la violence primordiale des  premiers hommes qui ont parcouru cette planète est un fantasme. La guerre n’est pas dans notre Adn. Elle est venue suite à des circonstances extérieures.

Alors me direz-vous : « Mais qu’est ce que l’homme de Neandertal vient foutre au milieu du supramental de Sapiens ? » Et bien tout simplement, chez l’un comme chez l’autre sont absentes les idées de pouvoir, de domination et de compétition.

Les temps changent : le passé comme le futur. Ce que l’on croyait hier n’est plus aujourd’hui. Autant en science humaines que dans le supramental, il n’y a pas de vérité mais on se sait plus proche aujourd’hui d’une certaine réalité.

Et si maintenant, je vous disais que dans notre code génétique, nous possédons 2% des gènes de cet illustre prédécesseur.

NON !!!  Nous ne sommes pas tous dévorés par les forces astrales! Nous ne désirons pas tous devenir des monstres de pouvoir jamais rassasiés et toujours avides des putains de l’âme!

L’esprit s’est chargé de nous instiller une toute petite parcelle de ces premiers hommes. Rassurez-vous, ce n’est pas un souvenir, c’est cette part de nous qui sommeille et l’esprit, dans son intelligence, s’est occupé de laisser des traces de sa présence car oui, il avait la capacité de descendre dans la matière en se passant des formes de l’âme. Tout au moins au début.

Il a laissé au travers de ses expériences buissonnantes, cette forme qui constitue notre corps physique et dans lequel certaines de ses qualités sont encore bien présentes quoique ignorées par souci de croyance ! Et quelle beauté, quelle complexité !

Alors, plutôt que de se penser comme une espèce prédatrice dévorée par les démons de son âme, des ses incarnations successives et dont il faut absolument se débarrasser, plutôt que de porter une culpabilité illusoire sur les actes destructeurs et involutifs de notre espèce, plutôt que de se voir comme l’espèce qui règne en maître sur tout ce qui vit, a vécu et vivra sur Terre, si enfin nous pouvions envisager ce 2% ainsi que toutes les inconnues qui président à notre création.

Nous sommes chargés, aujourd’hui de faire naître une nouvelle espèce, identique encore dans ses formes à l’ancienne mais souveraine dans sa conscience, sans plus avoir peur d’être repoussés aux frontières de la folie, aux portes de l’exclusion et au gouffre de la perdition.

Nous sommes plus forts à présent, conscients des forces qui régissent encore pour un temps ce monde mais qui ne sont pas à l’origine de la création humaine.

Et, s’il est une chose à garder de l’homme de Neandertal, c’est le respect de toutes les choses qui vivent. Respect porté à présent par une parole qui sait. Respect qui dans le langage de l’esprit s’appelle l’amour.

The secret canyon of the crescent sun

L’endroit secret où se lève le soleil. Un canyon. L’idée du désert, du vide pour rejoindre son soleil.

On a tous nos secrets et celui-ci ne se dévoile pas. Il est à vivre. C’est une confidence qui invite plutôt à rejoindre son espace, lieu où toutes les magies cessent d’opérer, lieu où le faste et le néfaste ne connaissent plus de festins, lieu où la souffrance est instantanément transcendée et laisse émerger, dans une nuit sans étoiles, l’immanence.

On ne laisse plus la rage, le désespoir, l’injustice démolir notre volonté même si des événements extérieurs et violents nous dépouillent de ce que l’on croit être notre puissance.

Puissance de quoi au fait ? L’argent, l’illusion du contrôle, la croyance de se penser au-delà de toutes les contingences de la vie physique et matérielle ? Ce ne sont que des moyens mis à notre disposition pour nous faire chuter à tout moment dans l’univers planétaire humain. Et justement, parce que ce sont des moyens, ce ne sont pas des fins. La fin est toute autre.

Autant renoncer à être  moyen pour affiner son flair de pisteur supramental ou extra mental afin de voir ce qui se trame derrière l’apparente banalité et répétition des événements douloureux.

Il est aisé de faire l’étude d’un sujet, assis sur une terrasse à siroter une boisson douce et réconfortante. On est tellement persuadés que toutes ces horreurs sont derrière nous. Que nenni !

L’esprit ne nous lâchera pas. Il continuera son entreprise en délitant tout ce qui compose l’âme et ses chevaliers servants jusqu’à ce qu’il décide que c’en est fini de nous.

Savoir l’itinéraire qui mènera au canyon nous obligera à tomber encore et encore, mais à force, on le fera avec joie et insouciance. Ce que l’on croyait être une chute n’était en fait qu’un pas de plus vers la destination de notre amour, de notre volonté et de notre intelligence.

Une fois arrivé sous l’arche, peut-être sera-t-il temps de voir le soleil poindre à l’horizon. Sourire au jour nouveau, même si les larmes de la mémoire continuent de couler.

A tout moment, l’esprit arrivera et, satisfait de contempler son œuvre, souhaitera nous enlacer. Cependant, avant d’accepter son étreinte, l’on aura eu la prudence de garder un tempérament frondeur afin de lui coller une bonne grosse claque bien sentie, histoire de se rappeler qui on est.

Car après tout, considérer ce système d’incarnation comme relevant de la perfection est un mensonge de plus qui nous amènera toutes et tous à reformuler la vie grâce à un scénario élaboré à quatre mains. Un scénario beaucoup plus créatif.

L’aube solaire

L’arrivée sur Terre naît dans l’obscurité la plus totale. Les premières respirations amènent l’esprit à se mouvoir, dans un espace restreint, clos, dépendant. Pour pouvoir exister, il a besoin d’informations qui appartiennent à cette planète, à ses mémoires, à son collectif.

L’âme entre en jeu et se développe avec le corps, au fil de la croissance, au fil des apprentissages, au fil des expériences pour devenir prégnante, dominante, toute puissante. Elle devient l’ombre, l’amie qui séduit, attire, repousse, rejette, manipule et affirme qu’elle est notre seigneurie.

Tous la croient et la révèrent comme le plus précieux des trésors. Inconnue et mystérieuse, elle fascine, elle enracine et décline ses attributs avec passion, désirs, pertes et fracas. Elle joue différemment selon l’être en présence.

Pour la femme, elle prend plaisir à lui faire miroiter dans le berceau de sa conscience l’idée d’un amour qui devient obsession. Elle aime jouer et rejouer les mêmes scénarios avec tant de force et de persuasion qu’il devient impossible d’y échapper car elle connaît le corps et les désaccords.

Maîtresse de l’illusion, elle n’a de cesse de s’asseoir sur un trône régi par des lois appartenant à des royaumes qui échappent à son arrogance. Elle est jouée, trompée et enchaînée aux velléités de sa condition, n’a d’autre échappatoire que chuchoter : encore et toujours. Si besoin, elle n’hésitera pas à utiliser toutes les armes, âmes alliées dans le tourbillon infernal de la vie afin de répéter à l’envi les mêmes notes d’une mélopée ancestrale. Jolies berceuses de l’enfance.

Quand l’amour, celui tant attendu ne s’en vient pas, lorsque les apparences n’arrivent plus à se sauver, on est harassé d’atteindre un sommet qu’on ne parviendra jamais à gravir, qui nous échappe pour toujours. On se retourne sur le désert laissé par des mirages d’oasis et d’abondance pour trouver derrière soi le seul et unique compagnon. Celui qui a la révérence de ne point importuner, celui qui attend qu’on le trouve. Présence dans l’absence.

Volupté d’une douleur qui n’en finit pas, sa voix se fait entendre. C’est un silence dans la rumeur, un murmure, un torrent qui descend des plus hautes montagnes. Glacial, détestable car méconnu, on s’oppose à celui qui a causé tous ces maux. Etre son meilleur ennemi et vomir à sa face toute notre rancœur, complaintes récitées, apprises par cœur.

Plus  de place pour la mémoire, on se rend compte que son Himalaya a déjà été conquis, sur les fils tissés par les moires. Se lier à soi, à son éternité, couper les liens et continuer l’ascension en solo.

Ouvrir les yeux sur l’aube. Faire place à l’esprit, au soleil redouté, à celui qui réchauffera son corps transi mais qui, en d’autres occasions ne manquera pas de brûler un peu, beaucoup, parfois même à la folie.

Folie d’incarner enfin une femme réelle.

L’idéal de perfection: les prémisses à la fusion?

On entend beaucoup de choses concernant la fusion et aussi intéressants et séduisants soient les propos à son sujet, l’on ne peut pas saisir la nature de l’expérience avant de la vivre soi-même.

Tout part de soi. Toujours.

Allons sur un sentier forestier qui descend rejoindre un lac turquoise aux accents azzurri. Une brise encore froide d’un hiver qui s’essouffle caresse les aiguilles de la pinède. Le soleil, de plus en plus haut dans l’horizon enlumine le sol brun et doux d’un parfum capiteux que ses rayons effleurent avec délicatesse, prémisses à sa puissance. La couronne boréale s’éveille, égayée par les trilles de ses habitants ailés.

La fatigue se fait sentir mais j’accélère et laisse mon compagnon de route à son rythme. Je prends le mien.

Dans la forêt qui borde le sentier, j’entends des feuilles tressaillir. Je les perçois. Les bêtes gracieuses qui foulent la terre de leurs sabots nerveux. Je marche de plus en plus vite. Le vent léger m’enveloppe et semble m’accompagner lui aussi. Il arrive. Je sens sa piste mais je l’ignore. Les chevreuils se mettent à courir et je les suis. Je marche toujours mais nous sommes ensemble.

La belle, la timide se dessine dans mon esprit. Elle n’a pas de forme mais je la sais présente. Au-delà de mes sens, de tout extérieur anguleux et théorique, elle affiche ses rondeurs en volutes évanescentes.

Pas de passé, pas de futur, pas de présent. Les lignes de temps s’effacent sous le rythme de mes pas. La vie galope à mes côtés et jamais ne me distancie. Je suis l’étincelle de l’esprit, pure présence à moi non pas dans un état de transe ou de plus haute conscience. La conscience, à ce stade, est dépassée.

Je ne respire plus, je dirige ma respiration. Ma volonté et mon intelligence ne sont plus extérieures à moi. Je les délimite sans chercher à les emprisonner. Je suis la volonté. Je suis l’intelligence.

Et je sais déjà qu’au prochain carrefour, deux chevreuils s’arrêteront  et se retourneront. Je définis les événements. Il n’y a plus de lutte, plus d’effort à faire. L’astral s’est dissous sous la puissance de la grâce, amante, aimante au-delà de tout mais fugace et sauvage. Je contiens mon univers et je sais l’universalité de mon esprit.

L’esprit ne se domestique pas, ne se contrôle pas. Il est la grâce. Il est mon idéal de perfection.

La fin du chemin approche. Je ralentis et je reviens d’un endroit duquel je n’étais même pas partie. Combien de temps cela a-t-il duré ? Je ne sais pas. Une seconde ou des milliers d’années. Les deux. Peu importe. Pas d’unité, mais une identité au-delà de toute mesure, au-delà de tout savoir.

J’esquisse un sourire. Arrivée au carrefour, deux chevreuils s’arrêtent et se retournent. Nous nous regardons. Partage d’un flow dont l’extase décrite dans la plupart des textes sacrés n’est qu’un pâle reflet de ce que nous venons de vivre.

D’un bon agile et gracieux, nous disparaissons dans les frondaisons dorées. Je les suis encore un moment mais l’étincelle s’évanouit.

Je le savais m’entends-je dire. 

Mon amour est parti mais il reviendra. Une autre fois. Pour l’éternité. Je ne suis plus seule.

les lignes de temps

Considérer un événement, une action, un fait, une rencontre dépendent toujours de la perspective dans laquelle on se trouve à ce moment-là. Rien de ce qui nous arrive ne peut être vu de manière complètement objective puisqu’il nous est encore impossible d’en saisir tous les tenants et les aboutissants. Peu importe où l’on se trouve, beaucoup d’éléments de savoir nous échappent encore.

On peut concevoir les événements de manière linéaire et y voir une évolution ascendante. Observons l’histoire et de nombreux exemples viendront illustrer ce point de vue. Dans la même optique, l’on peut remarquer l’existence de cycles. Là, également, pléthore d’exemples à notre disposition.

Que l’on considère l’histoire sous l’angle de la linéarité ou de la cyclicité, il n’empêche qu’il semble manquer un petit quelque chose, une intuition qui a le don de filer entre les doigts mais qui laisse dans le terreau ambiant une trace fugace. Ce chatouillement de conscience prend naissance lorsque l’on observe les informations qui sont mises sous notre nez.

Le dernier en date a été le visionnage d’un reportage qui parlait des femmes à des époques reculées comme le Paléolithique. Beaucoup de croyances sont en train de tomber à ce sujet et c’est à se demander si le passé n’est pas en train de se transmuter également. Soyons prudents… En effet, des recherches récentes ont démontré que la hiérarchisation des sexes n’est intervenue qu’au cours du Néolithique. Avant cela, les hommes et les femmes accomplissaient ensemble des tâches comme la chasse et étaient aussi, si ce n’est intégralement les artistes qui ont réalisé les fresques somptueuses retrouvées dans les grottes.

Qui aurait imaginé cela il y a seulement 40 ans ? Certainement pas les archéologues qui croyaient mordicus que toutes les tombes découvertes, indiquant grâce aux preuves matérielles un haut statut social, ne pouvaient être que la dernière demeure d’un homme.

Alors quand le monde de l’archéologie commence à revoir son appréciation du passé, on peut douter soit du sérieux des recherches soumises à trop d’interprétations nébuleuses et qui servent à asseoir un certain type de domination ou alors l’on peut envisager que la vision du passé est dépendante de la conscience qui l’étudie. Plus simplement, aujourd’hui au moment où les femmes se retrouvent de plus en plus à des postes occupés auparavant par une majorité d’hommes, ces dernières apportent des éléments qui ont pour vertu de changer soit notre vision du passé ou soit notre passé.

En tous les cas, la lecture que l’on en fait se modifie au gré de la conscience qui l’observe.Et cela est valable pour tous les aspects de la vie, qu’elle se situe à un niveau collectif ou individuel.

On est encore dépendant de notre vision.

Dès lors, plutôt que de croire à certains aspects que ma vision n’arrive pas à embrasser pour le moment ou peut-être jamais, je préfère garder ma piste, mon flow de conscience et partir de là plutôt que d’enlacer des notions, des vibrations qui ne m’appartiennent pas et qui créent un tsunami de questionnements stériles.

En lieu et place de double, d’ajusteur de pensée, j’aime la vision d’une connexion directe entre ma partie terrestre et mon esprit. Pourquoi ? Tout simplement parce que je me sens dans le flow, je suis sur ma vague et j’oublie totalement de me comparer à celui qui surfe à côté. Je surfe comme je crée. Et si je me trompe, si je tombe, ce n’est pas grave. Je remonte et je continue avec un savoir amélioré.

Du coup, je ne m’attarde pas vers les diseurs de futur, qu’il soit apocalyptique ou résolument paradisiaque. Je me contente simplement de suivre mon intuition et de savoir que je choisis d’incarner un avenir dans lequel ma conscience, là où elle en est, continue et continuera à estomper puis effacer les lignes de temps désormais obsolètes.

En lieu et place d’un mystère à découvrir, je suis la trace et celle qui trace.

De ce passé et de ce futur, l’on ne parle plus d’esprit ou d’ego car les deux ont eu l’intelligence d’échanger, de mettre en commun une énergie afin de créer une onde qui les aura totalement dissous d’une identité virtuelle.

Opening

I am tired. Of the noise, the rhythms and the music that takes me faster and further. Further from myself. I think that I am touching the stars, although I am falling, sick of being embraced by this life that is not mine.

Silence. The need for silence.

What is it?

I’m afraid of the calm, of the emptiness. Enemies Go away!!!! I want perfection, the absolute!!!

Who said that? Everyone says it and repeats it to infinity. To better keep me.

Who am I? Their prisoner. An impression, one that limits, breaks, destroys, separates. No!!!! I care too much for the illusion of my orderly and chaotic life. I am reassured to never exceed anything and to always cry because it is their fault!!

Easy laziness. Rest on your laurels and don’t change anything. Repeat the scenarios you know so well and take your flight in the dreams , slaves to your desires…

Stop!!!! Come back down. Come and touch the Earth. Caress her dark face and say goodbye to her once and for all. Stand back up and face your essence. Let your origin descend.

Every single time you breathe, her breath becomes your breath. Hear her murmur that gallops through your veins to transform into the most beautiful of songs, yours. The one and only. The one who calls you to create.

Under the flamboyance of this new ally and with a pale reflection, you become Love. Cleansed of all your emotions, all your wounds and all your battles, won and lost.

You are whole, with full presence to yourself, to the world.

And in your gaze, all the knowledge lit by the diamond of your eternity.

Traduit par Claudio.

Le cheval: un enseignant de la centricité

Black Friesian stallion gallop in stormy sky at summer.

Très tôt, les aléas de ma vie ou plutôt les manques répétés de la sphère humaine m’ont conduite  vers les êtres du monde animal et plus particulièrement le cheval. Cela a commencé pendant mes premières vacances où je m’échappais dans les pâturages voisins pour me mêler au troupeau de poulains. J’allais les voir chaque après-midi après le dîner. J’arrivais vers les barbelés, les franchissais et partais rejoindre mes amis.

Combien de moments passés au milieu de ces jeunes chevaux qui venaient à ma rencontre et m’entouraient d’une conversation seule connue de nous. Pendant les semaines des vacances et sur quelques étés, ils étaient devenus mes proches, les seuls à accepter intégralement ma présence. Encore aujourd’hui, je me rappelle de ces moments comme des instants de bonheur et de respiration absolus. Des enfants et des animaux. Il y en aurait à écrire…

Un jour, cependant, j’ai ressenti de la peur face au troupeau. Je n’avais encore jamais connu cette émotion avec les chevaux mais je me rappelle bien qu’elle a traversé mon corps et s’est logée dans mon ventre. Qu’est-ce que c’était ? Fais, attention ! Ils sont jeunes ! Ils peuvent te tuer d’un coup de sabot ! La panique s’est emparée de moi et j’ai quitté le troupeau précipitamment. Les chevaux m’ont suivie. J’ai couru. Ils ont galopé ! J’ai accéléré, ils ont accéléré ! Enfin arrivée vers la barrière, je l’ai sautée d’un bond. Les chevaux ont stoppé net et, assise par terre, je me souviens encore physiquement de leur souffle chaud venant caresser ma tête courbée sur ma respiration saccadée.

Aujourd’hui, avec le recul, je sais ce qu’il s’est passé ce jour-là. Couper à tout prix toute relation qui pourrait faire évoluer l’être. Les pourritures qui ont agi ce jour-là sont les mêmes qui s’appliquent à  nous faire renoncer à chaque seconde, à chaque minute, à chaque heure de notre existence .

Bref, revenons à nos chevaux. Plus tard, les chevaux ont fait partie intégrante de ma vie et j’ai dû mener une bataille sans faille pour pouvoir les côtoyer. Il y en a eu des interférences ! Monter à cheval ? Trop cher. Ce n’est pas sain d’aimer les chevaux comme cela ! Ce soir, au souper : steak de cheval !

Il en aurait fallu beaucoup plus pour me faire abdiquer. Volonté, quand tu nous tiens ! Un apprentissage se préparait.

Plus tard, j’ai pu réaliser un rêve d’enfance : avoir mon propre cheval. Celui-ci s’est présenté sous la forme d’une perle noire, une jument de la race Frison. Avec elle, s’est créée la relation la plus puissante que j’ai jamais eue avec un animal. Déjà, cette jument avait un goût prononcé pour la télépathie et très vite, elle m’a annoncé au travers de mes rêves qu’elle était malade et qu’elle resterait avec moi pendant quatre ans. Ce qui s’est révélé vrai à mon grand malheur.

Pendant ces quatre ans, j’ai eu l’occasion d’explorer de nombreuses choses : la peur de ne pas réussir, la peur de ne pas être à la hauteur de cet être, la jalousie des autres cavaliers, la non approbation de mon entourage, etc. Quant à ma jument, elle s’est appliquée à me faire visiter tout le registre d’émotions dont j’étais capable, qu’elles soient positives comme négatives. Trop de joie : embarquée au galop. Trop de colère : refus de descendre un chemin cent fois emprunté. Manque de confiance : demi-tour au galop. Tu ne respectes pas ma nature : je ne te donnerai rien. Pour réaliser enfin ce qu’elle essayait de me dire avec force et fracas : si tu n’est pas dans ton centre, cela ne fonctionnera pas entre nous.

Progressivement, j’ai cessé de l’utiliser comme coussin émotif et là, ô grand miracle, elle a cessé ses « bêtises ». Bien que cela soit valable pour tous les animaux, quand on est juchée sur une tonne de muscles, ça prend tout de suite une autre ampleur.

Les chevaux détestent l’émotivité. Mon chat aussi. A un point inimaginable. Pour pouvoir envisager une relation de confiance et d’harmonie avec un animal, il est impératif d’être centré, sinon on échappe complètement à la relation réelle.

Cette jument m’a fait voir, au travers de ses yeux, la violence et la dureté du monde dans lequel nous vivons. Elle m’a offert avec toute la grâce qui composait son essence l’amorce de la relation avec mon esprit sans pour autant que je le sache. Elle a été le pont qui m’a permis de prendre conscience que la vie était mouvement. Elle a instauré les bases d’une communication plus subtile avec les plans de l’esprit. Rien que cela !  

Les animaux en grande majorité, ne sont pas connectés aux mêmes plans que le genre humain. J’en viendrais même à affirmer qu’ils ne possèdent pas d’âme. Ce sont des esprits purs (tant qu’on ne s’emploie pas à briser la volonté de leur nature) dans le sens qu’ils ont la capacité de  nous amener à notre point de centrage.

Il n’est pas étonnant d’ailleurs de voir l’émergence et la croissance du nombre de thérapies  où le cheval piétine les plans de la réflexion et de la réflexivité. Il jette à terre un bon nombre des croyances que l’on a construites sur soi pour nous remettre sur nos deux jambes.

Le cheval enseigne à lui tout seul la volonté, l’intelligence et l’amour.

Car une chose est bonne à savoir : notre esprit utilise toutes les formes à sa disposition pour communiquer avec nous et, même si cette communication doit se faire in fine sans intermédiaire, il n’en reste pas moins que les alliances avec les animaux ornent sa couronne comme autant de joyaux dont les rayons de l’intelligence sont puissamment évolutifs face à la vie planétaire.

L’alliance solaire

Parfois, très rarement, on est amenés à faire des rencontres très particulières, de celles qui vous ramènent à une forme d’alliance originelle. Précisons d’abord qu’il y a toutes sortes de relations humaines sur cette planète.

Les plus connues, celles qui créent souvent le plus de remous, sont les relations qui se passent au niveau de l’âme. Souvent magnétiques, on a le sentiment de connaître la personne depuis toujours. On partage les mêmes intérêts pour un ou plusieurs domaines, on télépathe, on empathe, on compassionne et on s’illusionne. Si l’on admet que le karma est réel, on pourrait croire qu’on s’est rencontrés avant, dans une autre vie avec des rôles différents mais des sentiments qui ont perduré.

Last but not least, ça tourne mal et, patatras, le château de sable s’écroule sous la houle de notre colère et de notre tristesse. Ame, émotion, mémoires… Ce type d’alliance est au regard de la vibration supramentale, retardataire. Elles sont uniquement intéressantes pour les dépasser afin de pouvoir finalement les annuler. Le résultat n’en sera que libérateur pour chacune des parties en présence.

Un autre type d’alliance, plus évolué est celui de l’alliance psychique. C’est l’échange entre deux personnes qui mettent en parole un partage situé à des niveaux dont l’âme et la personnalité sont le plus souvent absentes. Ce sont des êtres en conscientisation objectivée de leur parcours, capables de dépasser les pièges intermédiaires et, qui par leur parole, s’élèvent l’une l’autre. Elles se reconnaissent parce qu’elles partagent le même intérêt pour un domaine en particulier, celui du supramental.

Toutefois, chacun a sa propre vibration, perception et expérience de ce qu’est le supramental. Dès lors,  il n’est pas étonnant que des points de vue diffèrent, que des dissonances s’agitent, que des discours sans fin de justification, d’explication, bref de verbiage nauséeux entrent en ligne de compte et finissent de saouler l’esprit, qui lui n’en a rien foutre de tout cela.  On en viendrait presque à lui claquer la porte au nez!

Notez que les plans astraux s’en régalent ! Echanger sur le supramental et entrer en relation uniquement pour cette raison? Pas sûr que ce soit toujours une idée si géniale que cela. Rappelons que ce processus est individuel et qu’en prendre la mesure est une perte de temps et d’énergie.

Puis, lorsque ces types d’alliance sont intégrés, digérés et que l’on sait que tout cela reste en grande partie un joyeux bordel d’egos, il s’en vient à nous des êtres avec lesquels instantanément se crée un échange d’une fluidité, d’une sincérité absolues.

Tous les sujets, des plus généraux aux plus intimes sont exprimés, verbalisés dans une confiance totale hors de toute attente et de toute atteinte. La gêne, la culpabilité, la séduction, l’adhésion, la compétition, la comparaison en sont absentes. On se sait à égalité au travers de ses différences quelles qu’elles soient. Et j’insiste là-dessus.

Idéal de perfection.

Purée ! Ca fait un bien ! L’esprit jouit !!!! Tous les champs sont parfaitement alignés, à leur place, prêts à laisser deux êtres parler avec leur esprit sans même qu’ils s’en rendent compte. Et ça monte, ça monte jusqu’à l’origine de soi.

Et quand ça se termine, aucune descente à l’horizon. Aucun manque. Simplement la plénitude de savoir que cela existe, que cela est réel. Que cela est infiniment précieux car on a passé un moment placé sous le signe de l’esprit.

L’on commence à percevoir ce que sont l’intelligence et l’amour réels. S’esquissent alors dans tous les territoires de son être les prémisses d’une alliance solaire.