Premier contact

Une fois n’est pas coutume. L’inspiration vient d’un film extraordinaire que j’ai vu il y a quelques années à sa sortie et, plus récemment lors d’une tempête de neige. Ce film narre le récit d’une linguiste chargée de comprendre le langage d’extraterrestres fraichement débarqués sur Terre. 

La langue des extraterrestres se révèle être non linéaire et permet au locuteur de s’exprimer en même temps pour toutes les époques. Basée sur l’hypothèse de Sapir-Whorf (largement contestée depuis), la langue que chacun d’entre nous acquiert, façonne notre cerveau et donc la représentation que nous avons du monde. A mesure que la linguiste se familiarise avec les glyphes extraterrestres, elle commence à percevoir des visions de son futur et à accéder à un autre niveau de la réalité.

Je n’en dirai pas plus sur ce film incroyable si ce n’est de le voir. Absolument.

Cela m’amène tout naturellement à ma perception du supramental. Douée de visions depuis toujours, j’ai toujours cru que les liens que j’avais avec tous les mondes invisibles passaient par ce biais. Bien que je me sois efforcée à les dégager, au travers d’une volonté souvent renouvelée, les visions n’ont pas encore totalement disparu. Elles se rappellent encore à mon bon souvenir au travers de flashs aux couleurs, aux paroles, aux sensations et aux parfums non dénués d’influences diverses, d’agressivité et parfois d’atrocités indescriptibles. D’ailleurs, si un metteur en scène de films d’horreur cherche un personnage effroyable, il peut me contacter sans autre. J’en ai quelques uns à faire flipper les plus aguerris.

Comme pour le langage extraterrestre, l’information véhiculée par la vibration supramentale utilise d’autres canaux.  Les antennes du supramental parlaient de télépathie. Je m’en méfie car la télépathie, en ce qui me concerne, a souvent été reliée aux autres, qu’ils appartiennent aux mondes astral, humain, animal et même végétal. Souvenir d’une conversation avec un sapin.

Sachons également que la forme est absente du supramental. Dès lors, il me faudra bien trouver quelque chose, une nouvelle manière de percevoir un message qui ne passe pas par les moyens de communication habituels, à savoir les visions et la télépathie, dans une certaine mesure.

Plusieurs pistes s’offrent déjà à moi.

La première est de pouvoir échanger avec une personne qui serve d’interface mais attention, il s’agit de pouvoir communiquer sur les mêmes ondes. Même si l’on peut recevoir des messages de tout un chacun car les plans utilisent tous les moyens possibles et inimaginables, il est essentiel et ce, dans la mesure du possible et de sa volonté, de pouvoir échanger consciemment avec un partenaire égal ou supérieur à sa vibration.

Une autre piste que je souhaite partager est la piste des heptapodes. En effet, les extraterrestres du film, dotés de sept membres (pas de six) décident de venir sur Terre et d’échanger avec les êtres humains dans un but de réciprocité. Je te donne un nouveau paradigme doté d’un outil perceptif à sa mesure et toi, tu m’aideras dans 3000 ans.

Quoi qu’il en soit, si l’on veut communiquer avec son heptapode supramental, encore faut-il être capable de comprendre son langage, structuré complètement différemment de celui de l’astral. On passe du linéaire au non linéaire.

A noter que la vibration supramentale n’est pas seulement une question d’ondes mais aussi et surtout une question de structure.

Le supramental n’est pas plus haut que l’astral. Commence à me saouler cette hiérarchisation de tout. C’est un nouveau monde inconnu dont la structure et le fonctionnement nous échappent en grande partie.

Ce que j’en sais à mon niveau, c’est que l’information de type supramental utilise d’autres outils de perception que ceux strictement reliés à nos corps. Bien qu’elle puisse passer par les canaux usuels et s’en trouver très souvent colorée, elle est souvent ardue à décrire car le vocabulaire perceptif et langagier pour l’évoquer n’existe pas encore. Il est en cours de création.

La seule chose que l’on sache est que l’on sait.

Alors, comme la linguiste face à ses partenaires heptapodes, retenons une chose : La rencontre de cette énergie bouleverse nos vies pour toujours car nous prenons la mesure des mondes systémiques à nous faire don de notre incroyable puissance à créer.

L’imaginaire : siphon d’énergie ou force créatrice ?

Certains d’entre nous se rappellent bien cette petite phrase assénée à maintes reprises lorsque nous étions à l’école : « Ah, encore dans la lune ! » Puis dans les bulletins trimestriels : « Bonne élève mais a de la difficulté à rester concentrée et présente. » Ou quand l’absence à la vie est le meilleur remède pour supporter la vie qu’on nous impose. Cependant, ces délateurs de bonne conscience réaliste auraient tort de croire qu’il ne se passe rien.

Il se crée dans la psyché des univers absolument extraordinaires, peuplés d’amis imaginaires, de créatures fantastiques, d’anges, de démons, d’histoires plus rocambolesques les unes que les autres. Un monde de couleurs et de visions tellement addictif qu’il devient le meilleur allié de notre intériorité. Progressivement, ces mondes fusionnent avec l’être et lui créent une personnalité non dénuée de charme bien que désarmante et difficilement atteignable par la matérialité de notre monde.

L’imaginaire si bien nommé,  source de tous les bienfaits dans un premier temps se transforme rapidement en cauchemar au fil du temps et l’on se prend à rêver une vie  qui nous fait cruellement défaut.

Combien de fois  l’on se dépêche de quitter une conversation bien chiante pour se réfugier dans son petit paradis personnel, lieu dans lequel nous attendent des êtres qui font preuve de compréhension, d’amour, de bienveillance.

Combien de lectures dévorées dans le silence où le temps d’une narration, nous échappons à la réalité de notre vie quotidienne et, quand les pages du livre se referment sur un soupir de satisfaction, nous voici déjà prêts à nous relancer sur des pistes de scénarios encore inexplorées.

Comme on souhaiterait habiter ces mondes merveilleux et grâce au pouvoir de la pensée, se transformer en Gandalf pour mener une quête digne des plus grands héros ! Beaucoup mieux que d’ouvrir sa boîte aux lettres remplies de factures, n’est-ce pas ?

Les ouvrages de littérature fantastique remplacent la bible mais leur fonction est exactement la même. Aliéner et asservir. N’allons pas trop vite. Au jour succède la nuit. Et là, aussi, il se passe des choses. Pas toujours sympas. On passe à un autre niveau : sorties de corps, rencontres du troisième type  et tout le bestiaire que l’inconscient collectif a érigé en croyances.

Ce n’est pas suffisant. On continuera à alimenter ces mondes : on y est entrés à pieds joints et comme on nous a dit qu’on était des êtres multidimensionnels, on en remet une couche. Cette fois, on va construire ses voyages et se promener beaucoup plus consciemment, croit-on  dans ces mondes qui nous apparaissent plus structurés. On est rassurés. Ils existent vraiment. Là, on s’en va à la rencontre des reptiliens, des pléiadiens (pas de majuscule pour eux) des gardiens de portes machin truc, bref, de tous ces chiens qui ne nous ont pas encore montré leurs crocs.

L’impression de l’imaginaire se transforme en un paradigme où ceux qui ne rêvent pas sont les salauds qui font couler notre planète.

Enfin, il vient un temps où le tourbillon devient tellement dense qu’il achève de nous séparer des autres et surtout de nous-mêmes. On commence à comprendre que les promesses, toujours les mêmes, ne se réaliseront jamais et, face au désastre de notre vie, on ose chuchoter qu’on s’est bien foutus de nous. On en viendrait presque à regretter de ne pas être un bon vieux pragmatique, rationaliste, mécanicien dans l’âme.

La monstruosité du truc, c’est que les forces involutives travaillent à tous les étages, à tous les niveaux et l’imaginaire au sens large est l’une de leurs colonies privilégiées.

Un enfant vit un traumatisme. Incapable de le surmonter de manière intelligente parce que personne ne lui a donné des outils pour le faire, il peut se réfugier dans l’imaginaire pour pouvoir supporter la violence et l’horreur de ce qu’il a subi. Malheureusement, il ignore qu’il est tombé dans un piège et que plutôt d’habiter son corps, sa présence, sa vie, il devient le steak des plans mémoriels et involutifs.

Se débarrasser de l’imaginaire ? Plutôt comprendre les mécanismes involutifs qui lui sont associés et le mettre au pas. Ce n’est pas aux visions, à l’imagination de guider. Par contre, c’est de notre ressort d’utiliser cette fréquence afin de la rendre créative dans tous les aspects de notre vie terrestre.

Quitter le passif et devenir actif. A partir de là, le mouvement s’inverse, la fuite cesse et l’action, la décision, la volonté permettent de mettre en mouvement des images qui sont à notre service, alliées de notre puissance créatrice.

Conquérir sa vibration

La lumière a ce mystérieux pouvoir de nous mettre à l’ombre de nous-mêmes.

Tout est dit. Oui, mais encore ? Cette phrase est descendue à l’occasion d’une mise en action récente et pas des moindres.

Si l’on considère notre parcours de vie, l’on remarque que dans beaucoup de cas, l’on va suivre des signes extérieurs à nous dont beaucoup parlent dans les différents cercles spirituels notamment et, ce, sous diverses formes telles que la loi d’attraction, les synchronicités, le libre-arbitre, etc.

Pour avoir été embarquée dans ce milieu pendant plusieurs années, c’est quelque chose, entre autre, dont on m’a très souvent rabâchée les oreilles au point de croire que je n’étais pas dans le flux de la vie, puisqu’en définitive, ces phénomènes n’ont fait qu’en effleurer la surface. Et lorsqu’ils l’ont fait, je me suis retrouvée entraînée dans un vortex descendant qui m’a conduite aux portes de la perdition. Et je pèse mes mots.

Il y a tout un tas de croyances, de doctrines défendues par d’ardents partisans pour lesquels cela fonctionne et puis il y a les autres. Je fais partie de ces autres. 

Le premier pas vers ma libération intérieure a été de quitter ce monde dominé et dominant pour me retrouver dans un non espace, une non réalité. Ni terrestre, ni spirituelle.

En fait, aussi longtemps que je me souvienne,  une vibration m’a guidée sans que je sache forcément  ni où ni pourquoi mais ce n’était pas important : il y avait toujours quelque chose à se mettre sous la dent. Au fil des années, les désirs non assouvis se sont émoussés et l’apport spirituel que j’y ai rajouté a fini de les annihiler.

Il ne restait rien de moi. Je n’étais plus cette personne vibrante, rock n’ roll, totalement incontrôlable. Je n’étais que l’ombre de moi-même sans être pour autant qui que ce soit. Je croyais que j’avais perdu mon identité.

Cela n’a pas duré quelques mois mais quelques années.  Alors, j’ai mis la faute sur la spiritualité. Je l’ai chargée de tous mes maux et de tous les noms d’oiseaux que je connaissais. J’avais été bernée. Pourtant, les autres continuaient à voguer dans leur vie, le sourire aux lèvres et, lorsque je les croisais, ils prenaient un air désolé en regardant ma petite personne étiolée, digne représentante du côté obscur de la force. Pour eux, tout allait bien. Pour moi, c’était l’enfer.

J’ignorais que j’avais entamé le début d’une nouvelle initiation dans laquelle j’étais sortie d’un programme. Bref, aux yeux de l’esprit, tout cela ne représente finalement qu’un dommage collatéral. Pour moi, c’était la fin de ma vie.

A un moment donné, cependant, j’ai découvert le matériel supramental et cela m’a aidée à réaliser que je n’étais pas folle. Bien que je l’aie toujours su au fond de moi…

Rassurée d’avoir une explication, quelque chose s’est ouvert et, craintivement, je me suis dit que j’avais peut-être encore le droit de vivre.

J’ai dû et dois encore livrer bataille à mon ego pour pleinement accepter le processus en cours, l’accueillir et l’assumer dans ma vie mais la rébellion se fait plus constructive.

Cependant, malgré cette découverte, la vibration n’est pas revenue. Elle ne reviendra certainement jamais et j’ai passé de longs mois à hurler ma colère des plans. Même si cela a changé d’autres choses dans ma vie comme une harmonisation et une fluidité accrue dans mes rapports sociaux, la vibration, elle, s’est barrée.

Disparue, effacée, aux abonnés absents. Elle était mon guide ultime, la petite lumière dans le noir le plus total. J’ai continué mon chemin en pensant qu’elle reviendrait, que forcément les plans avaient tout orchestré et que j’étais en quelque sorte une terre en jachère. Les jours passant, les mois passant, rien n’évoluait ni dans un sens, ni dans l’autre.

Enfin, récemment, suite à des crises d’angoisse qui ont duré plusieurs jours, j’ai pris une décision majeure sans que cela m’ait été dicté par une quelconque vibration subtile à l’extérieur de moi et, honnêtement, sur ce coup-là, j’ai fait un énorme pas.

Il n’y a aucune énergie évolutive à l’extérieur de soi qui nous met en mouvement. Le croire, c’est être dans l’illusion d’une réalité qui, certes est rassurante mais mensongère. A un moment donné, il est exigé de devenir sa propre vibration. Attendre que l’esprit fasse le travail à notre place, c’est se remettre dans le pouvoir de l’astral.

Il est clair que les événements à l’extérieur de nous, les êtres que nous rencontrons, nous poussent à agir parce qu’ils entrent en syntonie avec notre esprit mais la vibration de l’esprit en tant que telle est toujours interne et ne dépend que de son propre statut vibratoire.

La vibration supramentale ne fait pas de cadeaux. Pas plus qu’elle n’envoie de punitions. Elle fait son job, c’est tout. A nous de faire le nôtre.

La grotte de Chauvet: un appel à la création

Il y a des lieux qui aspirent complètement à l’essence même de la grâce et de la beauté, dans un élan primordial de création. Parmi eux, il y a la grotte de Chauvet, située en Ardèche, dans le sud de la France. Bien qu’on ne puisse pas visiter la grotte originale pour des raisons évidentes de préservation, on peut visiter une reproduction grandeur nature de cet incroyable site.

Imaginez cette région il y 36 000 ans où le paysage ressemblait aux steppes d’Asie centrale habitée par une faune variée : rennes, bisons, bouquetins, mammouths laineux,  rhinocéros laineux, mégacéros, ours des cavernes, panthères, lions des cavernes, hyènes, etc. Imaginez ces hommes qui n’étaient pas différents de nous. En effet, ils possédaient les mêmes capacités physiques et cognitives que l’homme actuel. Ensuite, imaginez-les entrer dans une grotte qui servait de refuge aux ours des cavernes, s’y enfoncer profondément et réaliser des peintures absolument bouleversantes de magnificence. Des compositions en harmonie avec les anfractuosités des parois de la grotte et qui présentent des techniques comme la perspective. Des peintures en mouvement, des peintures vivantes.

Cela à une époque reculée, inimaginable pour les archéologues. Comment si loin dans le passé, l’homme était-il déjà capable de faire preuve d’un tel talent artistique ?

Le temps est illusion. Il y a quelque chose d’instantané dans ces peintures, un mouvement ancien mais qui réveille en soi l’étincelle de ce moment précieux qui n’a ni début, ni fin.

Il est de ces endroits où parler de lieux de mémoire, de patrimoine est extrêmement réducteur. L’on devrait parler de lieux de création, de ces lieux, de ces arts qu’ils soient anciens ou récents comme étant porteurs de l’esprit.

Cela ne s’arrête pas à l’art pariétal ou l’art en général. Cela commence dans toutes les beautés que la vie quotidienne nous offre, que ce soient le rire d’un enfant, le chant d’un oiseau, une parole, un sourire.

L’esprit n’a que faire de nos souffrances et de notre médiocrité. Laissons les jeux de l’âme de côté et concentrons-nous vers notre réalité : la création d’un monde qui est l’émanation de notre esprit quelques que soient les épreuves que nous traversons. Cessons de nous laisser atteindre par les sensibleries de l’âme.  Arrêtons de pleurer sur notre sort.

Croyez-vous que ces hommes et ces femmes d’il y a 36000 ans avaient des vies faciles ? Certainement pas. Et c’est peut-être d’ailleurs dans la difficulté de leur vie quotidienne qu’ils ont trouvé la puissance de transcender la réalité proposée afin de devenir des créateurs. Car eux l’étaient vraiment. L’inspiration est descendue directement de l’esprit.

Alors, attardons-nous vers les lieux, les œuvres, les êtres qui détiennent une partie de cela pour pouvoir à notre tour laisser descendre ce feu et créer, véritablement créer. Pas imiter ce qui a déjà été fait ou dit mais ensemencer son chemin de ces étincelles qui nous ravivent à notre puissance d’être immortel.

Je vous souhaite une année 2020 placée sous le signe de votre création.

L’amour du drame

Conversation entre deux amies autour d’un verre. En arrive une troisième, les yeux exorbités, le souffle court. On dirait bien qu’une énergie de panique vient de faire son entrée.  Les deux amies cessent leur conversation pour donner toute l’attention à cette troisième personne qui leur racontera certainement la dernière de ses mésaventures et qui monopolisera l’assistance d’un récit rocambolesque dont elle a le secret. Peu importe finalement ce qu’elle racontera, cette femme (ça pourrait être un homme aussi) réussira le énième tour de force d’attirer à elle toute l’énergie et toute la compassion dont sa personnalité désespérée a un infini besoin pour se sentir exister. Quant aux deux autres, hypnotisées par le discours alarmiste et alarmant de leur compagne, vous les verrez avaler ses paroles, ravies d’être diverties de leur vie monotone et terne.

On connaît bien ce sketch de la vie et si on a l’honnêteté d’aller plus loin, on peut même observer qu’à un moment donné, on en a été soit l’instigateur, soit le participant. N’y voyons aucun jugement. Tout cela est « normal » et correspond à la ligne dramaturgique mise en place pour et par notre humanité actuelle.

Notre histoire est faite de drames dont on raffole, à tel point qu’ils sont souvent à l’origine de toute histoire qui fera palpiter notre cœur terrestre. Sans le drame, que deviendraient les tragédies grecques si chères à occuper nos soirées culturelles ? Les épopées shakespeariennes, récits extraordinaires de la condition humaine et de sa finitude ?   Tous les récits qui nous sont servis et dont on se sert pour expliquer ce que l’on croit être la vie encensent notre existence d’un parfum rance mais encore trop subtil pour la plupart d’entre nous. Heureusement, nous avons la satire et la comédie pour contrebalancer tout cela.

Sans  oublier les satyres de notre inconscience qui s’amusent à créer de somptueux pathos qui se transmettent de génération en génération. La mort d’un enfant, une maladie héréditaire, etc. En effet, l’hérédité se chargera bien de faire son sale boulot et si vous avez des parents atteints de dramatite, il est sûr et certain que ces derniers mettront toute leur énergie afin de vous en transmettre chaque parcelle.

Ainsi le fardeau du drame se transmet et quoi que vous en disiez, on vous en fera bouffer. Manquerait plus que ça ne prenne pas sur vous pour qu’on vous traite d’anormal, d’inadapté, bref de toute une série  de vocables qui auront pour unique vertu de vous faire passer pour un psychiatrisé. Au point que si vous ne subissez aucun choc à la mort d’un parent, on vous accusera de déni. Alors, pour quand même faire passer la pilule auprès d’une assemblée choquée et malheureuse, quelqu’un de bien intentionné s’amusera à raconter votre vie remplie d’épreuves tragiques afin de vous assurer une compassion sans faille et de vous ramener au sein du troupeau.

Comme on l’aura compris, le drame est un mode de vie toujours à la mode, surtout en ces temps. Il est l’excuse à l’échec supposé de notre vie. Il nous installe dans une condition de victime juste bonne à assurer notre survie énergétique. On est des drogués, des dépendants aux drames. On aime quand ça saigne et quand ça fait mal.

Combien de scénarios dramatiques nous ont été insufflés lorsque nous allions chez notre médecin, recevoir le résultat de nos analyses ? Combien de fois avons-nous imaginé le pire lorsque nous attendions une nouvelle ? Combien de personnes ont-elles utilisé leur maladie, la mort d’un parent pour justifier leur incapacité à se relever ?

Combien de ces programmes involutifs pourrissent notre moral et le rendent, à force de drames vécus ou imaginaires à nous rendre pitoyables, à des milliers de lieues de notre réalité et de notre puissance ???

Enfin, comment tolérer que notre vie suscite de la pitié ? La pitié : insulte suprême qui anéantit toute possibilité de réajustement, toute prise en compte d’éléments qui pourraient nous faire évoluer. Ne surtout pas redresser le buste et rester voûté sur sa misère.

Stop !!!!! Foutons les pleureuses dehors !!!!

Alors oui, il faut avoir le courage d’accepter le vide. De ne pas savoir où le sevrage nous conduira mais d’y aller parce que c’est plus léger. Les tensions dans le corps s’apaisent. Les migraines disparaissent, le plexus s’ouvre.  On s’amuse à rire de nous-mêmes. On fait de la place, on allège et face aux problèmes de notre vie quotidienne, on prend plus de distance ; non pas qu’on ne s’en occupe plus, on s’en occupe différemment en mettant l’énergie juste et nécessaire pour les régler, sans plus en faire tout un drame. On n’a plus besoin d’ameuter tout son cercle d’amis afin de disperser les affres de notre malheur parce que l’on contient les événements ; on a compris que cela ne servait à rien de voler l’énergie des autres car on devient son propre catalyseur. Fort de cela, on est prêt à aborder l’angle de la conversation dans un mouvement dynamique et élevé.

On prend conscience des handicaps que l’on nous a mis et que l’on s’est mis sans le savoir et, on peut les éliminer un à un pour se diriger vers une vie moins sujette à la vicissitude des expériences mais à leur pleine compréhension.

On quitte progressivement le royaume des émotions et l’on arrive à détecter de plus en plus ce qui est de notre essence en se débarrassant des personnalités obsolètes dont le dramaturge est une pièce maîtresse.

Et un matin, peut-être même que l’on se surprendra à avoir des idées plus créatives, que l’on réalisera. On sera prêt à déposer sa coquille de Calimero et à la redonner à qui de droit.

Finalement, si un événement difficile se pointe à l’horizon, on saura comment faire cette fois pour l’aborder, l’assumer, le neutraliser en prenant bien conscience que tout cela n’est finalement qu’une série de tests – aussi durs et exigeants soient-ils –  dans lesquels notre contenance et notre opposition créative seront les fers de lance d’un esprit et d’une vie dignes de ce nom.

Partenaires

J’ai le plaisir de vous transmettre le site web d’une personne qui me tient particulièrement à l’esprit: Pierre-Luc. C’est un partenaire de haute stature auxquel vous pouvez faire appel si la vibration ou le besoin s’en font sentir.

Le site de Pierre-Luc:

https://sixiemefondation.com/

Au plaisir de vous retrouver pour un prochain article. Une belle journée à toutes et tous.

Le vol de la parole

Cela commence tôt… Lors des premiers mots articulés. Des parents émerveillés mais qui se disputent de savoir si leur bambin a dit papa ou maman. Je ne vous parle pas de leur déception à peine contenue lorsque les premiers mots de leur progéniture sont : « Tracteur ». Rigolo n’est-ce pas ? Pourtant  véridique. La reproduction sociale entame son grand œuvre.

Plus tard : « Non, tu ne dois pas dire ça. C’est un vilain mot ! » Sans compter sur  « les grandes personnes » qui commettent des actes considérés comme répréhensibles par la bonne société et qui, terrifiées que vous dévoiliez leurs secrets, vous conjurent de vous taire en vous promettant toutes les sucreries du monde.

Très tôt, on aura appris que se la coincer permettait d’obtenir la paix. Le silence est d’or.  Etonnant. Si on écrivait plutôt : le silence est : Dors !

On poursuit plus avant et c’est la menace de punitions car l’on est réticent à embrasser grand-mère qui pique avec ses gros poils noirs sur le menton. Ou l’on refuse de s’asseoir sur les genoux de tonton, à l’haleine alcoolisée et qui a tendance à laisser traîner ses pattes sur notre petit corps tétanisé. Une bonne claque sur la bouche aura vite fait de remédier à cette parole contestataire, encore intelligente que les adultes ne sauraient entendre et qui risquerait de faire s’écrouler toute l’hypocrisie à laquelle chacun participe de gré ou de force.

Un autre adage : « La vérité sort de la bouche des enfants ».

A force d’observer une parole qui s’articule autour du mensonge, de fausses promesses et de la bêtise, on n’a plus très envie de la prendre. Ne nous inquiétons pas, lorsque les lumières s’éteignent, il y a cet ami imaginaire au pied du lit, prêt à nous écouter…

Petit à petit l’oiseau fait son nid. La violence, la manipulation et l’apprentissage d’une parole normée travaillent à réduire au silence et à la sou- sou- soumission. A en devenir bègue quand ce n’est pas le contraire. Peu importe la forme. C’est le mécanisme qui compte.

Vous pourriez me dire que ça ne se passe plus comme ça de nos jours. Non, c’est vrai. Aujourd’hui, on installe les enfants devant des tablettes. C’est encore plus efficace. A ce sujet, sachez que la technologie n’est pas neutre… Jamais !

Et les poésies apprises par cœur ? Ah quel bonheur de réciter des débilités propres à faire jouir juste le prof et les parents lors du spectacle de Noël,  ravis des talents oratoires de leur rejeton. On continue avec les classes de chant : oups, là aussi, si notre voix n’est pas calibrée et juste, c’est que l’on chante comme une casserole. Le couperet est tombé sur notre gorge. Pour sûr, on ne nous y reprendra plus cette fois !

Bloquer la parole, la juger, l’altérer, l’aliéner, la rendre inopérante.

On passera rapidement sur les discours appris qu’à l’âge adulte on sera obligé d’utiliser et de répéter pour se donner une forme d’intelligence selon la position socio-professionnelle occupée dans notre belle société.

Spéciale dédicace pour les femmes: « Sois belle et tais-toi! » Petite pensée pour le couple également et ses plaisirs étouffés sous l’oreiller avec en toile de fond des jurons qui salissent, qui font mal.

Et pour finir, même lorsque vous croupirez dans une maison de retraite, vos moindres plaintes ou remarques seront perçues comme des signes de sénilité et une atteinte à la patience établie d’avance du personnel soignant.  Soyez sûrs que jusqu’à la fin, vous ouvrirez votre bouche uniquement pour avaler tranquillisants et anxiolytiques.

Vous allez finir par la fermer !

Bien sûr, tout n’est pas noir et il y a aussi des milieux où l’on peut s’exprimer librement et être entendu avec respect. Ah vraiment ? En attendant, qui a le courage d’exprimer son intimité la plus profonde ? Tous les non-dits ? Ses pensées les plus géniales comme les plus perverses, les plus honteuses ? Le conditionnement est profond.

Il est temps de quitter cette boucle infernale et de revenir au centre. Exprimer les disfluences par des pensées savamment orchestrées, oser les parler à voix haute, qu’elles soient acceptables ou condamnables n’est pas seulement thérapeutique ! C’est oser les sortir de soi et les reconnaître comme étrangères à son intégrité et à son évolution. C’est dénoncer les entités invisibles qui ont profité de notre silence ou de notre parole mal ajustée pour poser leurs gros culs dans notre espace ! Car elles sont grosses et lourdes celles-là ! Cela fait un moment qu’elles se gavent !

Dénoncer tout ce que l’on a été obligé de taire, parler de tout ce que l’on n’a pas eu le droit d’évoquer, de vibrer; reconnaître une parole dégradée, c’est exiger réparation et reprendre sa place !

Ce travail peut se faire dans le cadre d’un échange avec un partenaire suffisamment intelligent et solide. Ainsi, l’on pourra déposer son bagage en toute sécurité et dégager les entités en reprenant possession de notre parole.

Quelqu’un qui habite sa parole n’est plus habité par l’extérieur.

D’autres formes bien sûr peuvent faciliter ce nettoyage de printemps comme les cours d’expression vocale, le chant spontané, l’expression théâtrale et tant d’autres. Bref, tout ce qui va amener à relâcher la pression sur nos cordes vocales.  Aérer pour aller plus loin.

Le nettoyage fait,  l’on peut commencer à travailler avec une parole plus vibratoire, c’est-à-dire plus créative car on a conscientisé les mécanismes de blocage et l’on a décidé de les dépasser en se mettant en action. Tranquillement, l’on accède à plus de réalité en soi, on prend conscience des pièges grossiers dans lesquels on est tombé. On referme des portes et on en ouvre de nouvelles, plus solides, plus joyeuses, plus tout ce qui vous plaira.

On discerne notre parole, on l’apprivoise et l’on s’apprivoise également. Elle n’est plus l’instrument de schémas répétitifs et limitants mais la flèche de notre volonté. Elle devient claire, directe sans être calme ni agressive. Elle  peut s’articuler dans n’importe quel registre, n’importe quel contexte et rester puissante, terrestre et aérienne, entière.

Elle exprime réellement qui l’on est en devenir. Elle est créative.

Enfin ! Le nid est trop petit et l’oiseau peut prendre son envol vers un chant déprogrammé, prêt à déployer tout l’espace de son esprit dans un vol majestueux et souverain.

L’art de la chasse

Inversons les rapports de force afin de prendre une certaine distance par rapport à ce que l’on croit être soi. Tout d’abord, quittons cette illusion d’un monde prédateur où l’être humain serait une proie des forces invisibles, prêtes à lui dévorer le cœur au moindre faux pas. Prenons notre envol et empruntons les courants ascensionnels afin, dans un premier temps d’avoir une vue d’ensemble des structures en place.

Combien de fois entendons-nous ou lisons-nous que nous sommes enfermés dans une matrice gardée par des êtres ignobles dont le but est de nous réduire en esclavage ? Il n’y a qu’à se rapprocher de notre histoire pour bien ressentir la force de ce magnétisme. En effet, si l’on observe l’histoire de notre humanité jusqu’à maintenant, ces rapports de force ont dominé la psyché humaine et leurs nombreuses illustrations historiques, culturelles, religieuses, sociétales ne sont que le fruit de cette illusion savamment mise en place.

Pas étonnant d’ailleurs qu’au moment où l’on parle d’une sixième humanité, l’on assiste à une sixième extinction de masse des espèces ! L’être humain s’est défini comme maître du monde car il a été soumis à sa propre création. Dès lors, il est un peu trop facile de se mettre à genoux et de chialer tous les saints dans le ciel en les blâmant de notre pauvre condition terrestre. Ah, la paresse, cette chère amie dans laquelle on aime se lover.

Comme il est aisé de vivre dans un enclos. Jusqu’à notre mise à mort qui se fera dans les abattoirs de notre inconsistance, chaque matin et chaque soir, on nous donnera à manger et à boire, on nettoiera notre litière et on se vautrera dans le confort d’une vie absente à elle. Mais enviable.

Sérieusement, auriez-vous envie d’autre chose ? Galoper dans les steppes infinies ? Risquer votre vie à chercher une nourriture plus rare mais plus savoureuse ? Vous blesser devant un obstacle ? Ou défier la morsure d’un prédateur affamé ? 

Non, non, non ! Rien de tout cela ! Toutefois, une chose est bonne à savoir: s’il y a une entrée, il y a forcément une sortie. Alors, affûtons chacun de nos sens et devenons le chasseur.

Tout d’abord, je vous invite à ouvrir les yeux : en lieu et place d’un regard bovin et placide, assumez la puissance de votre esprit et virez ces lunettes qui vous font voir la vie en rose ou en noir. Soyez  votre vision, aussi claire et perçante que celle de l’aigle.

Ensuite, parcourez l’espace de vos territoires intérieurs et, un à un, débusquez tous les programmes qui le composent. Voyez dans quelle mesure ces derniers vous ont servis, vous servent encore ou ne vous servent plus. Peu importe les choix que vous ferez quant à les maintenir ou pas, il faut déjà les voir et en prendre acte.

La domestication est ancienne et ce que vous croyez être vos attributs naturels n’est au final qu’une suite de manipulations et d’alliances dont certaines extrêmement subtiles. Vous aurez également besoin d’un flair sans faille car ces programmes sont devenus structures. Ici, point de promenade estivale aux parfums fleuris mais une course semée d’embûches qui aura l’heur ou le malheur soit d’endurer votre système, soit de le faire renoncer pour un temps.

Ce n’est pas grave. On pourra toujours y revenir et réessayer. On apprend.

Les flèches de la pensée et de votre conditionnement à tous les niveaux, des plus hauts aux plus bas, pleuvront sur vos corps et vous devrez apprendre l’esquive pour mieux bondir, les attraper une à une et les briser sous la force de votre volonté.

A cela s’ajouteront des périodes de disette où l’envie de fin creusera vos entrailles. Les hurlements à la mort peupleront vos nuits sous l’éclat d’une lune froide et lointaine. La solitude vous fera regretter la douce chaleur de votre écurie et la présence de vos congénères.

Rien de grave ici non plus. Ce ne sont que des impressions. Après tout, il n’est pas impossible que vous fassiez de nouvelles rencontres, qui elles aussi se placent sur des chemins de traverse.

Et puis, à force de mutations dans l’espace qui redeviendra vierge mais qui vous fera encore croire que vous êtes trop faible pour l’habiter, il s’en viendra un jour, une aube proche ou lointaine. A gorge déployée, installé au sommet de votre esprit, vous rirez de votre intelligence. Au loin, s’activeront les gardiens à refermer les portes d’une prison qui n’existe plus pour vous.  Un vrai ninja de la conscience !

Enfin, quand vous en aurez marre de toute l’âme qui vous pollue, marre des métaphores animales, qu’elles soient domestiques ou sauvages, vous pourrez quitter la personnalité du chasseur et embrasser quelque chose de plus réel, seul connu et su de vous-mêmes.

La femme intégrale

Il est judicieux d’observer ce qu’il se passe autour de nous et de voir les nombreuses représentations liées au féminin. Entre la sorcière et la déesse des cercles spirituels, émergences d’un ras-le-bol judéo-chrétien, on n’en finit pas de définir le féminin au gré des modes, des époques.

La mondialisation aidant, on se retrouve aujourd’hui avec une panoplie de représentations qui encerclent le féminin dans des polarités déclinées selon l’exotisme du jour. Un jour, la puissante Shakti, le lendemain la sombre Lilith. Oui, la femme est un être cyclique et ses cycles dépendent du bon équilibre de son anima. Sans compter que comme on le sait bien, les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars. Pour ma part, je n’aurais guère envie de me retrouver sur une planète bourrée de dioxyde de carbone.

Bref, toutes considérations spirituelles et psychologiques mises à part, points de vue qui continuent à avoir leur nécessité et leur légitimité, qu’en est-il de la femme sous l’angle du supramental ?

Etonnamment, l’on entend encore et toujours les mêmes choses : La femme est émotive, elle a un utérus, elle est intériorisée, elle a des capacités psychiques hors normes, elle a plus de difficulté à prendre la parole, elle est passive. La liste est longue. Soit. Cela est vrai mais cela n’est pas réel.

La femme dans la vibration supramentale devra progressivement se libérer de tous ces archétypes, de toutes ces définitions qui la cantonnent dans les champs des concepts et des actions admis selon son sexe. Elle devra cesser de se laisser définir par ce qu’une femme est supposée être ou représenter et ne plus se laisser diffracter par les  différents miroirs qu’on lui tend depuis des éons, qu’ils soient hormonaux, genrés, psychologiques, culturels ou spirituels.

Toutes ces conceptions sont des structures qui ont permis à l’humanité de se développer mais deviennent et deviendront encore plus dans les prochaines générations, des représentations et des identités dépassées. Dépassées parce qu’une autre forme d’intelligence a entamé sa descente dans le corps humain,  celle de l’esprit.

Dès lors, toutes les mémoires inhérentes à la construction du féminin disparaîtront  pour laisser la place à une nouvelle structure. Ce n’est pas un jeu de l’esprit que d’affirmer que la femme intégrale ne sera plus cette femme amoureuse de l’amour, lointain héritage de son essence mais qu’elle sera l’amour dont les piliers de la justesse seront un esprit acéré et une volonté à dépasser les plans astraux qui l’emmurent dans la sécurité de sa condition d’être passif. L’on en voit déjà les prémisses aujourd’hui dans les mutations sociétales auxquelles nous faisons face actuellement surtout si l’on pense, pour ne citer qu’elles, à la crise du couple et à celle du mariage.  

La femme intégrale sera la femme devant qui toutes les déesses et tous les dieux de tous les panthéons planétaires s’inclineront et se briseront sous la flamboyance de son esprit.  Cette femme là n’aura que faire d’une alliance qui ne la satisfait pas ou plus puisqu’elle aura piétiné sa harpe aux accents amoureux et mélodramatiques, l’instrument de sa servitude sacrée et elle aura enfin la puissance de prendre la parole dans les cercles qu’elle ajustera à sa vibration. Elle délaissera progressivement son identité construite et entretenue par les plans intermédiaires pour se propulser hors de sa matrice et s’allier à son origine, origine dans laquelle les principes masculin et féminin sont fusionnés.

De plus,  elle aura intégré toutes les fausses vérités la concernant et démasqué les jeux de pouvoir dont l’homme dépend encore beaucoup. En lieu et place d’une petite fille, d’une amante délaissée, d’une mère, d’une battante, d’une guerrière, elle n’aura gardé que le seul principe dont les émanations jusqu’à présent n’en étaient qu’un pâle reflet, l’amour épuré de toutes ses émotions, de toutes ses blessures, de tous ses combats gagnés et perdus, l’amour dans son intégralité, c’est-à-dire une pleine présence à soi, une pleine présence aux autres et, dans son regard, vous verrez tous les univers, tous les savoirs allumés par le diamant de son cœur.

La femme intégrale est l’avenir de l’humanité.

Eloge de la simplicité

On est dans un monde de plus en plus complexe, bourré d’informations qui nous assaillent et ce, d’autant plus depuis l’arrivée d’Internet et des réseaux sociaux. A chaque jour son lot de nouvelles véhiculées par des images dramatiques ou au contraire drôles, émouvantes. On est inondés par des publicités qui prônent le succès. On nous dit via des messages répétitifs et aliénants comment faire pour mener une vie d’abondance, de santé et d’amour. Tiens, au fait, c’est quoi une vie réussie ?

A cette aliénation qui comprime nos esprits s’ajoute une diminution de nos capacités à être réellement intelligent, à voir derrière cet amas de débilités qui se fait passer pour de l’intelligence.

Une illusion en amenant une autre : aujourd’hui c’est le régime x, demain le y et après on reprendra le régime a. Et si on n’avait pas besoin de régime ? Oui, après tout, si l’on commençait véritablement par écouter son corps et lui demander ce dont il a besoin ? Peut-être qu’il aurait une réponse à laquelle on ne s’attendrait pas.

Enfin quelque soit le sujet, on est toujours dans la même boucle qui se répète et qui, savamment exploitée sert les intérêts de ceux qui ont le pouvoir ou de ceux qui ne l’ont pas mais qui le veulent à tout prix. Car oui, ce sont ces derniers qui ont raison. Il faut se battre contre les méchants qui nous exploitent et nous, on sait comment les vaincre pour pouvoir après imposer notre vision du monde parce que c’est la seule qui compte. Chacun a son avis sur la question.

Mais attention, il ne faudrait surtout pas que vous preniez feu. Ne vous inquiétez pas : de nombreux pare-feux ont été installés et on les trouve encore bien cachés, là où on ne les attend pas.

Combien de fois par jour, nous faisons nous arrêter par ces barrières involutives ?

Tiens, pour reprendre le feu, l’autre jour, c’étaient les koalas brûlés par les feux de forêt qu’on nous montrait en boucle. Une seule image et la tristesse, la colère, l’impuissance et la culpabilité émergent dans notre structure émotionnelle. Triste, car ce spectacle est triste. La colère, car on nous dit que ce sont nos modes de vie qui créent les désastres écologiques auxquels nous assistons. L’impuissance car on est pris dans des systèmes sociétaux qu’on déteste mais dont on dépend. La culpabilité car vraiment, nous les êtres humains, nous ne sommes définitivement que de gros égoïstes qui détruisons tout.

Et au bout de tout cela, que reste-t-il ? Des personnes complètement tourneboulées par les images qu’elles voient. Voir ces images et se laisser complètement démonter par les émotions qu’elles suscitent ne sert strictement à rien. Concrètement, de là où j’habite, qu’est ce que je peux faire pour empêcher les incendies qui se propagent en Australie ? Strictement rien car j’habite à des milliers de kilomètres de ce désastre. Mais rassurons-nous, il y a de nombreux Australiens qui agissent.  

Ce qu’il faut savoir, c’est que le but de toutes ces informations n’est pas d’informer, ni de désinformer mais dans la plupart des cas, de diminuer, d’annihiler toute velléité de volonté. C’est clair que si l’on passe sa journée à regarder des images sur l’état de la planète, il y a de fortes chances d’être dégoûté à tout jamais de l’espèce humaine qui est soi dit en passant l’espèce à laquelle on appartient. Le but est sans équivoque : nous faire nous  haïr les uns les autres et profiter de l’énergie qui en découle.

N’oublions pas que le business qui rapporte le plus sur Terre, c’est la guerre.

Il est évident qu’à force de se goinfrer de toutes les informations qui passent de ci et de là, on finira véritablement par devenir des obèses de la conscience, incapables de se lever du canapé et de poser les pieds sur Terre.

Alors, en lieu et place des images qui nous obsèdent et qui attirent toute notre attention, nous pourrions peut-être éteindre la machine à émotions bon marché et commencer à regarder ce qu’il se passe autour de nous, dans notre environnement immédiat. Nous pourrions mettre notre énergie et nous accorder une présence intégrale et le cas échéant, devenir une présence agissante, prendre véritablement sa place au milieu de ses pairs et agir selon son individualité.

Une chose est sûre : plus l’on devient conscient du jeu des forces qui habitent cette planète, plus l’on peut exercer sa volonté via une colère bien sentie envers les plans qui en sont responsables et non plus sur son voisin ou celui qui a le malheur de croiser notre chemin.

Notre unique responsabilité est d’exercer notre volonté. Qu’est-ce que je décide ? A ce moment-là, on devient plus intelligent et l’on ne peut plus se permettre d’en vouloir à qui que ce soit. Cela ne veut pas dire accepter et se soumettre mais ne plus perdre de temps à diffracter ses énergies sur les soi-disant responsables des événements que l’on peut considérer à tort ou à raison comme des désastres. Arrêtons la roue du karma !

Aujourd’hui, il est plus que temps de disséquer chacun de nos mécanismes, chacune de nos actions, chacune de nos réactions et de voir s’ils proviennent d’une quelconque programmation qui vise à nous rendre impuissant. Une fois cet examen fait, on corrige ce qu’il y a à corriger jusqu’à ce que chaque pensée, chaque parole, chaque action soient le fruit de notre volonté. Cela veut dire choisir ce à quoi on se connecte à tous les niveaux. Et tout ce qui amène à un sentiment de réduction, de honte, de culpabilité est à bannir définitivement et totalement de notre vie afin d’une part retrouver le statut originel de notre essence et, dans un deuxième temps, plus lointain, dépolluer notre planète sur tous les plans.

Alors des feux destructeurs, nous passerons progressivement à un feu placé sous l’égide d’une humanité habitée par une conscience résolument créative et extraordinaire.